Polémique autour du maintien du candidat Wadagni au poste ministériel: le gouvernement tranche
Le débat sur la présence de Romuald Wadagni au sein du gouvernement continue de faire parler. Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2026, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances est toujours en fonction. Cette situation suscite des interrogations dans l’opinion publique.
Face aux journalistes, le vendredi 23 janvier 2026, au siège du journal Le Matinal, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à clarifier la position de l’exécutif. Pour le gouvernement, le fait qu’un ministre se porte candidat à la présidentielle ne signifie pas automatiquement qu’il doit quitter son poste. Selon lui, un ministre peut rester en fonction tant qu’il n’utilise pas les moyens de l’État pour faire campagne. Sur ce point, il a été très clair. Les ressources publiques ne peuvent en aucun cas être utilisés pour des ambitions politiques personnelles, surtout dans le contexte actuel.
Wilfried Léandre Houngbédji a également insisté sur la nécessité d’assurer la continuité du travail gouvernemental. Il a rappelé qu’actuellement Romuald Wadagni est entrain de gérer certaines opérations économiques importantes du pays, notamment des démarches de financement sur les marchés internationaux. Pour le porte-parole, ces missions exigent sa présence au gouvernement.
Sur le plan des textes, il a précisé que toutes les fonctions publiques ne sont pas soumises aux mêmes règles en période électorale. Certaines autorités administratives, comme les préfets, doivent quitter leurs fonctions avant les élections. Par contre, aucune disposition n’oblige un ministre à démissionner lorsqu’il est candidat à la présidentielle. Pour appuyer son propos, Wilfried Houngbédji a rappelé qu’en 2016, un responsable gouvernemental était resté en fonction tout en étant candidat. À ses yeux, le plus important reste le respect des règles du jeu et l’égalité entre les candidats. Il a conclu en assurant que même s’il reste en fonction jusqu’au scrutin, Romuald Wadagni ne bénéficierait d’aucun avantage lié à sa position.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
