Coup d’État déjoué: Le ministère public demande 5 ans de prison ferme pour un journaliste et un policier

Coup d’État déjoué: Le ministère public demande 5 ans de prison ferme pour un journaliste et un policier

Poursuivis pour des publications liées à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, un journaliste et un policier ont comparu devant la CRIET ce mardi 3 février 2025. Le ministère public a requis cinq ans de prison ferme contre chacun d’eux.

À l’audience, les deux prévenus ont nié les faits qui leur sont reprochés. Ils sont poursuivis pour apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine via internet et incitation à la rébellion, à la suite de publications qu’ils ont faites sur les réseaux sociaux lors de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Le journaliste travaille dans un organe de presse à Porto-Novo. Il reconnaît avoir publié des textes ce jour-là. Toutefois, il affirme ne pas avoir soutenu les putschistes. Selon ses explications, il avait été menacé deux jours plus tôt, raison pour laquelle il avait fait ses publications après avoir vu les événements à la télévision nationale. Craignant pour sa sécurité et celle de sa famille, il explique avoir relayé un message des militaires avant de publier, quelques heures plus tard, la réaction des autorités gouvernementales. Il pense que cette seconde publication prouve qu’il n’avait pas l’intention de soutenir la tentative de renversement du pouvoir. Il a demandé la clémence de la Cour, évoquant sa situation familiale et professionnelle. De son côté, le policier, en service à la Direction de la police judiciaire, est poursuivi pour un message publié dans un groupe WhatsApp. Il reconnaît être l’auteur du message, mais affirme qu’il ne s’agissait pas d’un soutien aux putschistes. Selon lui, il voulait calmer les échanges et mettre fin aux débats dans le groupe.

Ces explications n’ont pas convaincu le ministère public. La substitut du procureur a estimé que les deux prévenus ont contribué, par leurs publications, à encourager des actes portant atteinte à la sûreté de l’État. Elle a requis cinq ans de prison ferme et une amende d’un million de francs CFA contre chacun d’eux. Après les réquisitions, les deux prévenus ont de nouveau sollicité la clémence de la Cour. Le verdict est attendu pour le 24 mars 2026.


Par Bérenger HOUNHOUEGNON

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