Niger : 17 suspects dont des burkinabé arrêtés après l’attaque de l’aéroport de Niamey
La tension reste vive au Niger après l’attaque spectaculaire qui a visé l’aéroport international de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Ce 12 février, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a livré ses premières conclusions. Dix-sept personnes ont été interpellées pour leur implication présumée, directe ou indirecte. Parmi elles figurent des Nigériens et des Burkinabè. Selon les autorités, l’objectif de cette opération était clair : porter atteinte à la stabilité des institutions et fragiliser la sécurité du pays. Les premiers résultats de l’enquête révèlent que les membres du groupe armé sont entrés dans la capitale à bord d’un bus de transport de personnel appartenant au ministère des Mines. Le véhicule avait été détourné une semaine plus tôt lors d’une attaque perpétrée dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso. D’après les investigations, un premier commando a réussi à pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport en se faisant passer pour des agents de maintenance. Une fois à l’intérieur, les assaillants ont déclenché l’attaque. Leur tentative de repli a échoué face à la riposte rapide et coordonnée des forces de défense et de sécurité. Des moyens aériens ont été engagés. Les autorités évoquent d’importantes pertes dans les rangs des assaillants. Le gouvernement affirme que l’enquête se poursuit afin d’identifier tous les réseaux de soutien et de complicité. Il appelle les populations au calme, à la vigilance et à la collaboration avec les forces de sécurité. Tout comportement suspect doit être signalé. Dans son communiqué, l’exécutif salue le professionnalisme et le courage des forces engagées sur le terrain. Il souligne également l’appui du partenaire russe, dont l’intervention rapide a contribué à sécuriser les installations aéroportuaires.
Par Gabin TOVONON
