Les Démocrates: Basile Ahossi critique la gestion de Boni Yayi à la tête du parti 

Les Démocrates: Basile Ahossi critique la gestion de Boni Yayi à la tête du parti 

Invité de l’émission Zone Franche diffusée sur la chaîne de télévision privée Canal3 ce dimanche 08 mars 2026, le député Basile Ahossi s’est exprimé sur la démission de Thomas Boni Yayi de la présidence du parti Les Démocrates (LD). Au cours de cette intervention, l’élu a estimé que cette décision aurait dû intervenir bien plus tôt afin d’éviter certaines tensions internes qui, selon lui, fragilisent aujourd’hui la formation politique.

Selon le député, l’ancien président de la République n’aurait pas suffisamment pris en main la gestion du parti depuis qu’il en a pris la tête après Éric Houndété. Basile Ahossi affirme que Boni Yayi se serait plutôt contenté de confier la gestion quotidienne de la formation politique à l’un de ses proches collaborateurs, sans s’impliquer pleinement dans la dynamique interne du parti.

L’élu s’est également montré sceptique quant aux raisons de santé avancées pour justifier cette démission. « Je prends avec beaucoup de pincettes les raisons de santé évoquées par le président Thomas Boni Yayi comme motif de démission », a-t-il déclaré sur le plateau de Canal3.

Pour Basile Ahossi, une autre configuration aurait pu permettre d’éviter les tensions actuelles. Il estime que Boni Yayi aurait pu conserver un rôle de président d’honneur du parti, laissant ainsi la gestion à d’autres responsables. Il a rappelé qu’à l’époque où Éric Houndété dirigeait le parti, ce dernier ne disposait pas de droit de veto.

Le député est également revenu sur un épisode lié au vote du budget à l’Assemblée nationale, indiquant qu’il avait refusé toute tentative d’influence. « Pour le vote du budget, je lui ai clairement refusé cela et je lui ai dit : moi, je vote… et j’ai voté », a-t-il affirmé.

Enfin, Basile Ahossi révèle avoir, par le passé, suggéré à Boni Yayi de quitter la tête du parti afin de permettre à d’autres responsables de prendre le relai et de mettre un terme aux tensions politiques entre Boni Yayi et le président Patrice Talon, qui, selon lui, affectent le fonctionnement du parti. « Malheureusement, il n’a pas voulu céder en son temps… aujourd’hui, il est peut-être trop tard », a-t-il conclu.

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La Rédaction

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