Drame familial: un père frappe à mort sa fille élève en classe de première

Drame familial: un père frappe à mort sa fille élève en classe de première

‎(Ce que dit la loi sur le châtiment corporel à la maison en République du Bénin )

‎Une élève de Première, identifiée par les initiales E.K., est décédée dans la soirée du samedi 25 avril 2026 à Zinvié, commune d’Abomey-Calavi. Elle fréquentait un complexe scolaire privé. Selon les informations disponibles, elle est morte après avoir été battue par son père.

‎De retour à la maison, le père a interrogé sa fille sur sa participation à des travaux dirigés. L’adolescente a répondu qu’elle n’y avait pas assisté. L’homme l’a alors frappée à plusieurs reprises. La jeune fille a fait une crise et est décédée sur place, au quartier Bienvenukon. Après le décès, le père a voulu procéder à l’inhumation. La famille maternelle s’y est opposée et a demandé l’intervention des autorités pour clarifier les circonstances. Le père a ensuite abandonné le corps et pris la fuite.

‎La police a été alertée et s’est rendue sur les lieux. Une enquête a été ouverte pour déterminer les faits et retrouver le père. Le corps a été déposé à la morgue en vue d’une autopsie. Le parquet d’Abomey-Calavi a été saisi du dossier.

‎Ce que dit la loi sur le châtiment corporel à la maison en République du Bénin

‎Au Bénin, le châtiment corporel est interdit à la maison. La loi n°2015-08 du 8 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin encadre la discipline familiale. L’article 39 dispose que les parents ou autres personnes légalement responsables d’un enfant doivent s’assurer qu’ils appliquent une discipline humaine et respectueuse de la dignité humaine. Si cela est nécessaire, l’enfant peut être puni. La peine ne peut en aucun cas constituer une violation de l’intégrité physique de l’enfant, ni des actes de torture, des traitements inhumains ou dégradants. Toute punition doit être donnée dans un but éducatif et accompagnée d’une explication. L’article 130 ajoute que l’État doit s’assurer que la discipline au sein de la famille, de l’école et dans les autres institutions publiques ou privées n’inclut pas la pratique de châtiments corporels ou tout autre traitement dégradant ou cruel.

‎Sur le plan pénal, les violences physiques sont punissables en vertu du Code pénal. L’article 312 réprime les coups et blessures volontaires, que l’infraction ait entraîné des lésions corporelles ou non. Lorsque les violences entraînent la mort sans intention de la donner, l’article 375 prévoit une peine de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité si la victime est mineure de 15 ans et si l’auteur est un ascendant. Une nouvelle loi portant Code pénal, la loi n°2018-15 de juin 2018, a été adoptée. Lire ce que dit la loi ici: châtiment corporel des enfants Benin_FR


Par Bérenger HOUNHOUEGNON 

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La Rédaction

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