Regards croisés : Wadagni : sobriété, symbole, résultats…

Regards croisés : Wadagni : sobriété, symbole, résultats…

Depuis son arrivée à la tête de l’État, Romuald Wadagni ne se contente pas de gérer : il réorganise. Les premières décisions prises montrent une volonté claire de redéfinir les codes de l’exercice du pouvoir.

La nomination du capitaine Elvire Toupé au poste d’aide de camp en est l’illustration. Un choix qui tranche avec les habitudes et qui envoie un signal fort sur la place accordée aux compétences et à la représentativité au sein de l’entourage présidentiel. En mettant une femme, officier de carrière, au cœur du dispositif de sécurité rapprochée, Wadagni affirme une ligne : moderniser l’image de l’institution tout en valorisant l’excellence.

Même logique du côté de l’organisation du travail gouvernemental. Le Conseil des ministres devient mensuel. Fini le rythme hebdomadaire qui diluait souvent les décisions dans l’urgence et la répétition. L’option prise vise à densifier l’agenda, à laisser plus de temps pour l’exécution et le suivi sur le terrain. C’est un signal adressé aux ministres : moins de réunionite, plus de résultats.

À travers ces deux actes, Wadagni imprime sa marque. Une marque faite de rupture mesurée, de rationalisation et de symboles forts. Loin du simple effet d’annonce, ces choix dessinent les contours d’une gouvernance qui veut être plus sobre, plus efficace et plus lisible pour les citoyens.

Reste à voir comment cette marque se traduira dans les politiques publiques sur le long terme. Mais une chose est sûre : le style est déjà posé.


Par Ignace NATONNAGNON

PARTAGER CET ARTICLE SUR

Redaction La

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *