Togo : la CEDEAO réagit à la réforme constitutionnelle adoptée au Togo
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), par l’intermédiaire de sa Cour de justice, a déclaré dans un communiqué rendu public ce jeudi 25 juin 2026 que la réforme constitutionnelle adoptée au Togo ne respecte pas les principes démocratiques consacrés par les textes communautaires. Cette réforme, adoptée en mars 2024, a conduit au maintien de Faure Gnassingbé à la tête de l’État sous une nouvelle fonction.
L’adoption de cette nouvelle Constitution a profondément modifié l’organisation des institutions togolaises. Le texte instaure un régime parlementaire et supprime l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Désormais, l’essentiel du pouvoir exécutif est exercé par un président du Conseil, désigné par la majorité parlementaire.
Cette fonction est actuellement occupée par Faure Gnassingbé, qui dirige le Togo depuis plus de vingt ans. Grâce à cette réforme institutionnelle, il est passé du statut de président de la République à celui de président du Conseil.
Selon la Cour de justice de la CEDEAO, cette révision constitutionnelle est contraire aux principes démocratiques et ne respecte pas les engagements régionaux en matière de gouvernance. Cette décision pourrait relancer le débat sur la légitimité de cette réforme, vivement contestée par les partis d’opposition et plusieurs organisations de la société civile togolaise depuis son adoption.
Selon nos confrères de Bénin news, à ce jour, les autorités togolaises ne se sont pas encore officiellement prononcées sur cette décision de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
Par Rogatien ALLOTCHEME
