Gouvernance de Wadagni à l’horizon 2033 : Eudoxie Dakpè détaille les axes du septennat, le PAG et justifie la pause de la CENA
Invitée sur Peace FM ce samedi 26 juillet, Eudoxie Dakpè, ministre conseillère à la Justice et aux Relations extérieures, a présenté les priorités du mandat du président Romuald Wadagni. Proximité, PAG, justice, éducation des jeunes filles et réforme électorale étaient au cœur de ses échanges.
« Un État plus efficace et plus proche des citoyens ». C’est ainsi qu’Eudoxie Dakpè a résumé l’ambition du septennat du président Romuald Wadagni. Selon la ministre conseillère, le chef de l’État a donné pour mandat à son équipe d’«expliquer le sens des réformes» et surtout «d’être à l’écoute des populations». L’objectif est de faire descendre l’information à la base et identifier les dysfonctionnements. « Qui mieux que les populations peut nous dire comment elles perçoivent réellement les effets des actions publiques ? », a-t-elle interrogé. Le bilan de ces descentes a, d’ailleurs, été très positif. « Partout où nous sommes passés, nous avons constaté de l’enthousiasme, de la reconnaissance et une joie franchement inimaginable ». Elle note aussi que la population est reconnaissante des mesures sociales car elles ont «un impact mesurable sur son quotidien».
La question de l’investissement dans le capital humain a également été abordée. Eudoxie Dakpè a insisté sur l’éducation de la jeune fille, présentée comme «un levier essentiel du développement économique et social». Sur le dossier sensible de la prise en charge des patients dialysés, elle indique que « des réflexions sont en cours pour apporter une réponse efficace et efficiente », sans annoncer de mesure. « Le chef de l’État ne fait pas de promesses en l’air. C’est un homme de parole et d’actions. Ce qu’il promet, il le réalise. Vous en avez eu la preuve depuis 2016 », a-t-elle ajouté. Pour ce qui sera fait au cours des 7 prochaines années, elle rassure : « Le chef de l’État est bien suivi par les citoyens. Le Programme d’action du gouvernement ne saurait tarder. Nous disposons déjà d’un projet de société et le président Romuald Wadagni a environ six mois pour rendre disponible son Programme d’action. Tout le monde est au travail et il sera présenté dans les délais prévus». Interrogée sur la justice, la ministre conseillère a été ferme : « En matière de justice, il n’y a ni émotion ni sentiment. Que cela plaise ou non, c’est la justice. Le gouvernement ne s’ingère pas dans les affaires judiciaires. La justice est totalement indépendante. Lorsqu’une décision est rendue, la justice a fait son travail ». « Que vous soyez un responsable politique, un chrétien ou de toute autre obédience, la loi s’applique à tous. Il n’y a pas de parti pris », a-t-elle martelé. Sur le cas des « détenus politiques » et des « exilés politiques », elle s’aligne sur la position de l’ancien président Patrice Talon : « il n’y a pas de détenus politiques au Bénin. Dans nos prisons, personne n’a été arrêté pour ses convictions politiques ». « À ma connaissance, il n’y a pas d’exilés politiques. Quand on s’en tient à la définition même de ce qu’est un exilé politique, je ne connais pas d’exilés politiques au Bénin », a-t-elle déclaré.
Elle est aussi revenue sur la suppression provisoire de la CENA. Pour elle, il s’agit d’une «réforme organisationnelle» pour «réfléchir autrement» et «viser la perfection» dans l’organisation des élections. «Cette mesure permet de clarifier les rôles de chaque acteur et d’éviter les chevauchements», a-t-elle expliqué. Les prochaines élections étant prévues en 2033, le gouvernement a le temps de marquer une pause pour mettre en place d’autres mécanismes et revenir encore plus fort afin de garantir la crédibilité du dispositif. Elle rappelle que les dernières élections ont été «applaudies par la communauté internationale», mais qu’il faut toujours chercher à faire mieux.
En quelques mots, Eudoxie Dakpè a réaffirmé la vision qui, selon elle, guide l’action du chef de l’État : « Le message est clair : le président Romuald Wadagni veut un Bénin qui transforme sa croissance économique en progrès social. Il porte la vision d’un État plus proche des citoyens et d’une nation plus forte sur la scène internationale. C’est cette vision qui guide l’action menée jusqu’à présent. »
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
