Forum social mondial 2026 : trois jours de réflexions clôturés pour une gouvernance plus équitable des ressources naturelles
La 17ᵉ édition du Forum social mondial (FSM) s’est achevée le samedi 8 août 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi, au terme de trois jours d’échanges consacrés aux défis de la gouvernance des ressources naturelles, de la justice sociale et de la paix. Cette rencontre internationale a réuni des participants venus de 102 pays autour de la recherche d’alternatives face aux crises contemporaines.
Ouvert officiellement le 6 août par une grande caravane partie de Lomé, au Togo, le Forum s’est refermé dans une ambiance de satisfaction, également marquée par une caravane symbolique. Durant trois jours, représentants de mouvements sociaux, organisations de la société civile, chercheurs, responsables communautaires et militants ont partagé leurs expériences et formulé des propositions en faveur d’un développement plus inclusif et durable.

Dans son allocution de clôture, la présidente du Comité technique d’organisation, Estelle Akpa-n’Kakou, a salué la mobilisation internationale qui a permis au Bénin d’accueillir des participants issus de plus d’une centaine de pays. Revenant sur le thème central de cette édition, elle a souligné que la gouvernance des ressources naturelles constitue un enjeu majeur pour la justice, la transparence, la participation citoyenne et la cohésion sociale. Face aux crises climatiques, aux inégalités, aux conflits et aux diverses formes d’exclusion, elle a plaidé pour la construction d’alternatives plaçant l’être humain, la dignité et la protection de l’environnement au cœur des politiques de développement. Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités béninoises, au gouvernement ainsi qu’aux responsables de l’Université d’Abomey-Calavi pour leur accompagnement dans l’organisation de l’événement.
Dans sa prise de parole au nom de la coordination nationale d’organisation, le porte-parole, Sa Majesté Dada Zèhè d’Agonlin, a remercié les autorités béninoises, les partenaires et les délégations étrangères pour leur engagement. Il a également présenté les excuses du comité d’organisation aux participants ayant pu subir quelques désagréments avant de souhaiter un retour paisible à l’ensemble des délégations. Le représentant de l’Afrique, Abdoulaye Houressi, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective contre les injustices, l’accaparement des terres et les violations des droits humains. Selon lui, une paix durable ne pourra être atteinte que par une lutte commune contre les causes profondes des inégalités.

Au nom de la jeunesse, Innocent Antoine Houédji, a rappelé que les jeunes doivent être considérés comme une véritable force de transformation plutôt qu’une catégorie vulnérable. Il a appelé les États, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile à renforcer leurs actions en faveur d’une société plus inclusive, tout en invitant les jeunes à promouvoir le dialogue, la paix et le vivre-ensemble.
Il faut noter que cette 17ᵉ édition du Forum social mondial s’est achevée sur un appel renouvelé à renforcer les solidarités entre les peuples, à promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles et à poursuivre les actions citoyennes en faveur de la paix, de la justice sociale et du développement durable.
Par Joseph-Martin HOUNKPE
