Arrêté à Abidjan le jeudi 10 juillet, Sossoukpè a été confié aux autorités béninoises. Dès le lendemain, vendredi 11 juillet, il a comparu devant la commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).
Les chefs d’accusation retenus contre lui sont lourds : incitation à la rébellion, à la haine et à la violence, harcèlement par voie électronique et apologie du terrorisme. La même source précise toutefois qu’une requalification de ces accusations pourrait être envisagée au cours de la procédure.
À l’issue de son audition, le juge des libertés a décerné un mandat de dépôt contre l’intéressé. Hugues Comlan Sossoukpè a été transféré dans la soirée du vendredi à la prison civile de Ouidah, où il reste en détention dans l’attente de l’évolution du dossier.