« Les études de médecine deviennent inutiles », Elon Musk mise sur l’IA

Santé

Les mots sont forts, les réactions aussi. « Aller à l’école de médecine est inutile. » Cette déclaration fracassante d’Elon Musk a fait l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux et dans les amphithéâtres. Pour des milliers de lycéens et d’étudiants qui rêvent de porter la blouse blanche, la phrase du patron de Tesla sonne comme une remise en cause brutale d’un projet de vie. L’annonce a été faite le 8 janvier 2026 lors du podcast Moonshots, animé par l’entrepreneur et médecin Peter Diamandis, une sortie qui, selon le média mariefrance.fr, alimente désormais un vaste débat mondial sur l’avenir de la médecine.

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Face à son interlocuteur, Elon Musk dresse un tableau sans concession du système médical actuel. Il évoque une pénurie de grands chirurgiens, un parcours de formation qu’il juge beaucoup trop long, et une médecine contrainte par le temps et sujette aux erreurs humaines. « Les connaissances médicales changent constamment, il est presque impossible de tout suivre », affirme-t-il, avant d’asséner sa conclusion : « Oui, aller à l’école de médecine est inutile. »

Selon lui, l’intelligence artificielle offrira bientôt à chaque citoyen des soins supérieurs à ceux des dirigeants actuels et la faculté de médecine deviendra un simple luxe académique. Dans sa vision, le futur s’appelle Optimus. Le robot humanoïde de Tesla serait capable, d’ici trois ans, de surpasser les humains en chirurgie, puis de devenir meilleur que presque tous les chirurgiens de la planète. Elon Musk promet même qu’il existera bientôt plus de robots chirurgiens performants que de médecins sur Terre, portés par une croissance fulgurante de l’IA et des technologies associées. Pour appuyer son propos, il cite la chirurgie oculaire LASIK, déjà fortement automatisée, et estime qu’aucune main humaine, aussi experte soit-elle, ne peut rivaliser avec la précision d’un système robotisé. Optimus, vendu entre 20 000 et 30 000 dollars, serait contrôlé par l’intelligence artificielle développée par sa start-up xAI.

Pourtant, dans les hôpitaux et les laboratoires, la prudence domine. Des chirurgiens qui utilisent déjà des systèmes comme Da Vinci rappellent que ces robots restent des instruments pilotés par l’homme. Le bioéthicien Arthur Caplan, de l’université de New York, juge irréaliste l’idée qu’un robot autonome puisse maîtriser, en trois ans, la complexité des situations humaines et la diversité des spécialités médicales.

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