Gestion controversée des fonds du centre de santé de Tévèdji : Le TG de la Diaspora, Georges Degan livre sa version des faits et met les points sur les i

Gestion controversée des fonds du centre de santé de Tévèdji : Le TG de la Diaspora, Georges Degan livre sa version des faits et met les points sur les i

Le climat reste tendu autour du centre de santé de Tévédji, confronté récemment à une fermeture qui suscite incompréhension et indignation au sein des populations. Après les révélations qui font état d’une gestion confuse des cotisations mobilisées par les habitants et la Diaspora, le Trésorier général de la Diaspora, Georges Degan, est sorti de son silence pour apporter des clarifications.

Dans une précédente publication, le journal OXYGÈNE a évoqué de présumées irrégularités dans la gestion des fonds destinés au fonctionnement du centre de santé. Interrogé sur le sujet, le coordonnateur de la zone sanitaire Covè-Zangnanado-Ouinhi a rejeté toute accusation de malversation en affirmant que les responsables sanitaires « n’ont rien fait ». Il a estimé plutôt que « ceux qui ont dilapidé les fonds cherchent des boucs émissaires ». Ces propos qui ont poussé Georges Degan à contacter la direction de OXYGÈNE afin de défendre son intégrité et celle de la diaspora impliquée dans la mobilisation des ressources. En effet, le Trésorier Général de la Diaspora précisé qu’il n’est ni membre du Comité de gestion du centre de santé (COGEC), ni impliqué dans l’administration directe de l’établissement sanitaire de son village natal. Selon lui, une première campagne de cotisation avait été organisée depuis plusieurs années par les ressortissants de Tévédji. Les fonds collectés avaient alors été déposés dans un compte à la CLCAM par un responsable du COGEC. Cependant, il affirme que ces premières ressources auraient été utilisées sans qu’aucun compte rendu ne soit présenté à la population. « Nous n’avons jamais eu d’explication claire sur l’utilisation de cet argent », déplore-t-il.

Une nouvelle mobilisation de la Diaspora

Face à la menace de fermeture du centre de santé, la diaspora avait ensuite décidé de se remobiliser à travers un comité de crise composé de trois personnes. Cette nouvelle campagne de cotisation aurait permis de réunir environ 900 000 francs CFA. Mais dès la collecte des fonds, des divergences seraient apparues quant à leur gestion. Selon Georges Degan, plusieurs réunions ont été organisées avant qu’une décision ne soit prise concernant le dépôt des ressources dans un compte du Trésor public. La population, explique-t-il, craignait une répétition des précédents dysfonctionnements observés avec les fonds déposés à la CLCAM.

500 000 FCFA versés pour les salaires des agents

Après concertation avec les autorités sanitaires et les représentants de la diaspora, une première tranche de 500 000 francs CFA aurait finalement été versée afin d’assurer le paiement des agents qualifiés pendant une période de trois mois.Toutefois, Georges Dègan regrette l’absence de suivi et de communication autour de l’utilisation de cette somme. « Aucun bilan n’a été présenté à la population. Les habitants ont cotisé avec beaucoup de sacrifices, mais personne ne nous a clairement expliqué comment cet argent a été utilisé », affirme-t-il. Il se dit d’autant plus surpris que le centre de santé ait finalement fermé ses portes malgré les efforts financiers consentis.

Une fermeture dénoncée par les populations

Pour le trésorier général de la diaspora, la fermeture du centre de santé constitue une situation grave pour les habitants de Tévédji, une localité enclavée comptant plus de 2 500 habitants. « Une population entière s’est retrouvée sans soins pendant un mois », dénonce-t-il, s’interrogeant sur les responsabilités administratives ayant conduit au départ en congé d’un agent de santé sans remplacement prévu. Georges Degan estime que cette situation traduit un manque de considération envers les populations rurales. « Notre village est enclavé, mais nos cerveaux ne le sont pas », martèle-t-il, rejetant toute idée selon laquelle les habitants seraient incapables de comprendre les enjeux de gestion publique.

« Les 400 000 FCFA restants sont sécurisés »

En répondant enfin aux accusations de détournement visant certaines populations ou responsables de la Diaspora, Georges Degan met au défi ses accusateurs d’apporter des preuves. Il assure que les 400 000 francs CFA restants sont toujours sécurisés sur un compte auquel il ne peut accéder seul. « La diaspora m’a fait confiance en me confiant le poste de trésorier général, et je ne trahirai jamais cette confiance », conclut-il.


Par Joseph-Martin HOUNKPE 

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La Rédaction

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