CRIET: la journaliste Angela Kpeidja risque 02 ans de prison

CRIET: la journaliste Angela Kpeidja risque 02 ans de prison

‎Le parquet de la CRIET a requis, ce lundi 11 mai 2026 à Cotonou, deux ans de prison, dont un ferme, contre la journaliste Angela Kpeidja. Elle est jugée pour harcèlement par voie électronique à cause de deux messages publiés sur Facebook en décembre 2025, pendant le putsch manqué.

‎Pour le ministère public, ces messages ont un ton agressif et cherchent à rabaisser les responsables de la sécurité au moment où la tension était forte. Il rappelle qu’un journaliste doit vérifier ses informations avant de les diffuser. Les faits sont rattachés à l’article 550 du Code du numérique, qui sanctionne le harcèlement en ligne. Le parquet réclame aussi un million de francs CFA d’amende. Quant à la journaliste, elle n’était pas présente à l’audience. Elle est défendue par des avocats béninois et gabonais, dont le bâtonnier Zakari BabaBody. Ces derniers ont demandé une relaxe et ont relevé l’absence de partie civile. Pour eux, les posts étaient des questions posées dans un climat d’incertitude. Bien avant, Angela Kpeidja avait indiqué lors d’une audience précédente qu’elle voyageait à ce moment-là et cherchait à comprendre ce qui se passait. Le ministère public répond que la loi ne rend pas obligatoire la présence d’une partie civile pour poursuivre. L’affaire est liée au climat qui a suivi l’annonce d’un projet présumé de déstabilisation en décembre 2025. Plusieurs dossiers sont ouverts devant la CRIET depuis ces événements. ‎Après les débats, la chambre de jugement de la CRIET a renvoyé le dossier au 6 juillet 2026 pour le délibéré.


Bérenger HOUNHOUEGNON

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La Rédaction

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