« Les Nouveaux Boss » : la deuxième saison démarre ce lundi à Cotonou

« Les Nouveaux Boss » : la deuxième saison démarre ce lundi à Cotonou

Après une première saison marquée par un important engouement, l’émission « Les Nouveaux Boss » revient avec une deuxième édition qui entend donner davantage de visibilité aux entrepreneurs africains. Produite par TV5MONDE et WeMake Productions, elle lance ce lundi 7 septembre 2026 à Cotonou le tournage de la phase de sélection des candidats béninois. À la veille de ce démarrage, les organisateurs ont présenté les ambitions et les grandes étapes de l’émission au cours d’une rencontre avec les médias, dimanche 6 septembre 2026 à Cotonou.

La rencontre a notamment réuni Bouchra Rejani, productrice de l’émission et CEO de WeMake Productions, Raodath Aminou, membre du jury et directrice générale d’Entourage, ainsi que Christian Jekinnou, également membre du jury et responsable de Fanaka & Co. Claude Borna, autre membre du jury, n’a pas pu être présente à la rencontre, mais est annoncée pour le début du tournage.

Pour Bouchra Rejani, « Les Nouveaux Boss » est avant tout une réponse à la volonté de TV5MONDE de mettre en lumière les talents et le dynamisme entrepreneurial du continent. L’émission, tournée en Afrique francophone, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo et au Maroc, entend offrir aux jeunes entrepreneurs une exposition dépassant les frontières de leurs pays.

La productrice a également rappelé les résultats de la première saison, achevée en janvier dernier. Diffusée sur les différents canaux de TV5MONDE et sur TV5MONDE+, l’émission aurait enregistré près de 120 millions de vidéos vues en ligne et environ 34 % d’audience linéaire en Afrique francophone, selon les chiffres communiqués lors de la rencontre.

« Pour les candidats sélectionnés, c’est la promesse d’une expérience d’exception », a souligné Bouchra Rejani, évoquant un accompagnement auprès de mentors et d’experts, mais aussi la possibilité de présenter directement leur projet à des investisseurs internationaux. L’objectif est clair : transformer la visibilité offerte par l’émission en opportunités concrètes de développement et, pour certains, en levées de fonds.

Dix entrepreneurs béninois en lice

Pour cette deuxième saison, plusieurs milliers de candidatures ont été enregistrées depuis mars. Après une première sélection, une quarantaine d’entrepreneurs ont été retenus, à raison de dix par pays. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Maroc constituent les quatre pôles de sélection de cette édition.

Au Bénin, les dix candidats seront auditionnés à partir de ce lundi. Le jury devra en retenir quatre, qui représenteront le pays lors de la suite de la compétition en Côte d’Ivoire. Ils rejoindront les quatre représentants de chacun des trois autres pays, soit seize entrepreneurs au total.

(De gauche à droite) Bouchra Réjani, Raodath Aminou et Christian Jekinnou

Raodath Aminou assure que les membres du jury découvriront les candidats au moment des auditions. « Nous ne connaissons pas les entrepreneurs parce que nous ne voulons pas être biaisés. Nous voulons les découvrir en direct », a-t-elle expliqué. Cette approche doit permettre d’apprécier les projets sur leur valeur réelle, leur potentiel et leur capacité à répondre à un besoin concret.

Les secteurs d’activité ne sont pas limités. L’agro-business, la technologie, la cosmétique ou encore la logistique figuraient déjà parmi les domaines représentés lors de la première édition. Le principal critère reste toutefois la maturité du projet. Les candidats doivent notamment disposer d’une activité déjà fonctionnelle, de premiers clients, d’un chiffre d’affaires et, idéalement, de premiers employés.

Une fois les seize entrepreneurs sélectionnés, l’aventure se poursuivra avec cinq jours d’accompagnement intensif auprès de mentors, d’experts et de coaches. Cette étape permettra de renforcer les projets et de préparer les candidats à la présentation devant des investisseurs. À l’issue de cette phase, dix finalistes seront retenus pour la grande finale, avec à la clé des possibilités de financement et un accompagnement dans la poursuite de leurs activités.

Christian Jekinnou a, pour sa part, insisté sur la nécessité de privilégier des entrepreneurs dont les produits ou services répondent à un véritable marché. « C’est important de donner de la visibilité à des entrepreneurs qui travaillent sur des produits ou des services qui répondent à un besoin », a-t-il expliqué. Pour le membre du jury, l’évaluation portera notamment sur la maturité des projets, leur potentiel de développement et leur impact.

L’impact recherché n’est d’ailleurs pas uniquement financier. Les organisateurs souhaitent également mettre en avant des initiatives susceptibles de produire des effets positifs sur les sociétés africaines. « Au-delà de l’impact économique, c’est l’impact social dans les différents pays », a relevé Christian Jekinnou.

L’expérience de la première saison donne déjà un aperçu des opportunités offertes par le programme. Bouchra Rejani a notamment rappelé que trois candidats issus de la sélection béninoise avaient réussi à obtenir des financements lors de la phase de pitch. Une performance qui nourrit les ambitions de cette deuxième édition.

Il faut noter que cette initiative veut dépasser le cadre d’un simple concours télévisé. La compétition se présente comme un espace de rencontre entre entrepreneurs, experts, mentors et investisseurs, avec l’ambition de faire émerger des entreprises africaines capables de changer d’échelle.


Par Joseph-Martin HOUNKPE 

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La Rédaction

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