Regards croisés : Après l’euphorie…, le travail

Regards croisés : Après l’euphorie…, le travail

Le sifflet final a retenti sur un 2-2. Et tout un pays a exulté.

Pour leur toute première en Coupe du Monde Féminine U20, les Amazones du Bénin ont tenu tête au Mexique. Menées 2-0, elles ont refusé de couler. Elles sont revenues.

Le phénomène s’appelle Romaine Gandonou. Un doublé. Du caractère. Du sang-froid. Elle a porté le Bénin à bout de bras et nous offre notre premier point mondial. De quoi garder intactes nos chances de qualification pour le second tour.

La joie est légitime. Elle est même immense. C’est une première mondiale, oui. Et quand on se souvient d’où vient le football féminin béninois, on comprend toutes ces danses, tous ces cris, toutes ces excentricités. On a le droit de rêver.

Mais voilà. Après l’euphorie vient l’heure de vérité.

Redescendons. Doucement, mais sûrement.
La dure réalité du monde professionnel nous attend. Ce match nul n’est que le premier pas. Un très beau pas, mais un pas seulement.

Ces filles ont du potentiel. Le potentiel pour faire mieux dans cette compétition. Le potentiel pour écrire une carrière exceptionnelle au-delà de la Pologne 2026. Gâcher ça serait un crime.

Alors avis aux dirigeants, à tous les niveaux. Fédéraux, techniques, institutionnels.
Le Bénin tient une cuvée exceptionnelle entre ses mains. Une génération qui peut changer la donne.

Il faut les encadrer. Les protéger. Les pousser. Leur donner les moyens de confirmer.

L’émotion de samedi dernier ne doit pas nous faire oublier le travail de demain. Parce que cette fois, aucune excuse ne sera permise.

Le rêve a commencé. À nous de ne pas le laisser s’éteindre.


Par Ignace NATONNAGNON

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La Rédaction

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