PI-SPI : ce que le paiement instantané change pour les clients des banques
PI-SPI : ce que le paiement instantané change pour les clients des banques
La généralisation du paiement instantané se précise au Bénin. À l’issue de leur troisième réunion trimestrielle de concertation de 2026, tenue le 21 septembre à Cotonou, la BCEAO a rappelé aux banques l’échéance du 30 septembre pour leur raccordement à la PI-SPI et son déploiement auprès de la clientèle.
La mise en œuvre de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI) entre dans une phase importante. Lors de la rencontre entre la Direction nationale de la BCEAO et les dirigeants des établissements de crédit, ces derniers ont été invités à finaliser le raccordement de leurs structures et à rendre le service accessible à leurs clients avant le 30 septembre 2026.
La BCEAO a également insisté sur la création systématique des alias et sur la nécessité d’expliquer davantage aux clients le fonctionnement de cette nouvelle solution. Douze banques sont actuellement citées dans le dossier de presse comme autorisées à ouvrir ce service au public.
Rapidité, interopérabilité et sécurité au quotidien
Concrètement, PI-SPI doit permettre aux utilisateurs d’envoyer ou de recevoir de l’argent en quelques secondes, 24h/24 et 7j/7, même lorsque l’expéditeur et le bénéficiaire utilisent des établissements financiers différents. Les opérations sont traitées en moins de dix secondes.
Autre changement important : l’utilisateur peut s’appuyer sur un alias, notamment son numéro de téléphone ou une adresse de paiement, plutôt que de communiquer de longues coordonnées bancaires. La plateforme permet également l’utilisation d’un QR Code standardisé et interopérable dans l’espace UEMOA.
Pour les particuliers, la BCEAO indique que les transferts sont gratuits. La plateforme doit également faciliter les paiements numériques, réduire les délais d’encaissement et contribuer à une plus grande inclusion financière. Elle constitue ainsi un nouvel outil de modernisation des paiements dans les huit pays de l’UEMOA.
Par Joseph-Martin HOUNKPE
