Banques au Bénin : le diagnostic de Deloitte met en lumière plusieurs défis
Banques au Bénin : le diagnostic de Deloitte met en lumière plusieurs défis
Réunis le 21 septembre 2026 à Cotonou dans le cadre de la troisième rencontre trimestrielle de concertation entre la Direction nationale de la BCEAO et les dirigeants des établissements de crédit, les acteurs bancaires ont examiné les conclusions d’une étude diagnostique du secteur national. Présenté par l’APBEF-Bénin, le rapport réalisé par le cabinet Deloitte confirme la solidité globale du secteur, tout en mettant en lumière plusieurs chantiers pour mieux accompagner le financement de l’économie.
Le secteur bancaire béninois dispose d’une base solide, mais doit encore évoluer pour répondre pleinement aux besoins d’une économie en développement. C’est l’un des principaux enseignements de l’étude diagnostique présentée à la BCEAO lors de la rencontre du 21 septembre à Cotonou.
Selon les conclusions du rapport élaboré par Deloitte pour le compte de l’APBEF-Bénin, la situation générale du secteur demeure rassurante. Mais derrière cette solidité, plusieurs défis nécessitent désormais une attention particulière, notamment la manière dont les banques financent l’économie.
L’étude relève en effet une forte concentration des emplois bancaires sur les grandes entreprises. Une situation qui pose la question de la diversification du financement et de la capacité du système bancaire à répondre plus largement aux besoins des différents acteurs économiques. Elle préconise également une mobilisation accrue de ressources longues, indispensables pour accompagner les besoins croissants de financement de l’économie béninoise.
Le diagnostic attire également l’attention sur la gestion des immobilisations hors exploitation. Les banques sont par ailleurs invitées à mieux tirer parti des possibilités offertes par la digitalisation, tout en renforçant les dispositifs de cybersécurité et de conformité réglementaire.
L’autre enjeu identifié est la redynamisation du marché secondaire des titres publics. Sur ce point, l’accompagnement des autorités monétaires apparaît, selon les conclusions présentées lors de la rencontre, comme un levier important.
Les acteurs bancaires disposent ainsi d’un état des lieux qui ne se limite pas à constater la solidité du secteur. Il met surtout en évidence les ajustements nécessaires pour permettre aux banques de jouer davantage leur rôle dans le financement de l’économie béninoise, dans un environnement financier en pleine transformation.
Par Joseph-Martin HOUNKPE
