REGARDS CROISÉS : Stade GMK / Guépards : 2 rénovations, 3 ans d’exil

REGARDS CROISÉS : Stade GMK / Guépards : 2 rénovations, 3 ans d’exil

REGARDS CROISÉS : Stade GMK / Guépards : 2 rénovations, 3 ans d’exil

8 ans. C’est le temps que dure la rénovation du Stade Général Mathieu Kérékou. Les premiers travaux ont été lancés le 2 novembre 2018 pour une mise aux normes CAF/FIFA. Réceptionné trois ans plus tard comme une référence nationale, le stade sera déclassé dès 2023 pour non-conformité et vétusté précoce des installations.

Le pays a eu droit à une illusion d’optique. Une chinoiserie grandeur nature qui n’a pas résisté à deux saisons de pluie et à quelques matchs. Le plus grand stade du Bénin est à nouveau fermé.

Conséquence directe : l’exil des Guépards au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan depuis plus de trois saisons pour tous les matchs officiels à domicile. En parallèle, une seconde phase de travaux a été engagée, sans communication sur le bilan financier de la première phase ni sur les responsabilités liées aux malfaçons. Aucune poursuite n’a été annoncée.

Point d’étape : en novembre 2025, le ministère des Sports a acté l’achèvement de trois lots majeurs : pelouse naturelle, terrain d’entraînement synthétique et éclairage. Restent la sécurisation anti-intrusion, la vidéosurveillance et la billetterie numérique. Le projet demeure inscrit au budget 2026 parmi les chantiers prioritaires, aux côtés des stades Charles de Gaulle de Porto-Novo et omnisport de Parakou.

Au premier semestre 2026, le chantier monte en régime : réfection de la pelouse principale, réorganisation des sièges, réaménagement des installations. Le site garde une activité partielle avec une compétition d’athlétisme accueillie en avril sur la piste et l’utilisation de l’annexe pour le championnat national. Dernière inspection officielle le 11 juin 2026 par une délégation de la FBF menée par Francis Koto Gbian, en présence de l’Office de gestion des stades et du ministère. Le constat fait état d’avancées significatives, avec de nouvelles observations techniques adressées à la SIRAT, au bureau de contrôle et à l’architecte.

Le GMK n’est plus un chantier à l’arrêt, c’est un chantier qui n’en finit pas de repartir. La pelouse repousse, les sièges sont posés, les projecteurs s’allument. Il ne manque plus que l’essentiel : le rugissement des 30.000 supporters et le sifflet d’un match officiel à Cotonou.

Entre deux pelouses et deux inaugurations, une question demeure : quand le Bénin rejouera-t-il enfin à domicile ?

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La Rédaction

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