Intégration des AME dans la fonction publique : Aristide Armand Adjibi relève deux conséquences essentielles
Intégration des AME dans la fonction publique : Aristide Armand Adjibi relève deux conséquences essentielles
L’annonce de l’intégration progressive des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) dans la fonction publique suscite des réactions. Pour Aristide Armand Adjibi, cette mesure pourrait avoir des effets à la fois sur la stabilité professionnelle des enseignants et sur la qualité de l’enseignement au Bénin.
Le processus d’intégration progressive des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) dans la fonction publique entre progressivement dans sa phase opérationnelle. Le gouvernement béninois a annoncé un recrutement sur titre, avec une mise en œuvre par promotion et par vague. Le 18 septembre 2026, un comité technique chargé notamment de mettre à jour, qualifier et fiabiliser la base de données des AME a été officiellement installé.
Cette perspective intervient après plusieurs années de revendications des enseignants concernés et de leurs organisations. C’est dans ce contexte qu’Aristide Armand Adjibi s’est prononcé sur la portée de cette décision.
Pour lui, la mesure constitue d’abord une réponse à la question de la stabilité professionnelle des enseignants. Après plusieurs années d’exercice dans un cadre contractuel, l’intégration progressive dans la fonction publique devrait, selon son analyse, offrir davantage de visibilité aux AME sur leur parcours professionnel.
« Intégration progressive des AME dans la fonction publique : une mesure en faveur de la stabilité professionnelle des enseignants », estime-t-il dans une réaction consacrée à cette actualité.
Mais au-delà de la situation individuelle des enseignants, Aristide Armand Adjibi met en avant un second enjeu : la qualité du système éducatif.
À ses yeux, un enseignant bénéficiant d’un cadre professionnel plus stable serait davantage en mesure de se concentrer sur les exigences de son métier, notamment la transmission des connaissances, l’encadrement des élèves et l’accompagnement de leur réussite. Il établit ainsi un lien entre la valorisation du corps enseignant et l’ambition d’améliorer durablement l’école béninoise.
Cette analyse intervient alors que le processus gouvernemental commence à prendre forme. Le comité technique installé par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique réunit notamment l’Agence nationale pour l’Emploi, l’Agence nationale d’Identification des Personnes et les directions compétentes des ministères chargés de l’Éducation. Sa mission porte notamment sur la fiabilisation des données nécessaires au processus de recrutement sur titre.
Pour Aristide Armand Adjibi, la reconnaissance de ceux qui assurent quotidiennement l’enseignement doit donc être considérée comme un élément important de la politique éducative.
Son message se résume autour de deux axes : sécuriser progressivement le parcours professionnel des AME et renforcer, par cette stabilité, les conditions nécessaires à une école plus performante.
