Actions gouvernementales : Le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji clarifie la conjoncture du carburant, défend les pôles de développement et assume le budget 2027

Actions gouvernementales : Le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji clarifie la conjoncture du carburant, défend les pôles de développement et assume le budget 2027

Dans le cadre de l’émission spéciale « Face à l’actualité » de Bénin TV (SRTB) de ce dimanche 18 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des éclairages sur les décisions majeures du Conseil des Ministres du 7 octobre dernier. Cet entretien lui a permis de revenir sur trois dossiers brûlants : la tension sur le carburant, le bilan des cinq premiers mois du Président Wadagni et l’opérationnalisation des six pôles de développement territorial, adossée au projet de budget 2027.

D’entrée, le ministre a été questionné sur la situation dans les stations-service. Depuis plusieurs semaines, force est de constater que les files d’attente ne font que se multiplier à Porto-Novo comme dans d’autres régions du pays. S’agit-il d’une pénurie ? Wilfried Léandre Houngbédji répond simplement non. Il y voit plutôt une situation conjoncturelle, gérable, et affirme que le Bénin reste mieux loti que ses voisins. Pour appuyer ses dires, il a rappelé la réforme structurelle engagée dans le secteur des hydrocarbures. Il a bien pris le soin de mentionné qu’autrefois le pays ne disposait que d’un mois de reserve mais aujourd’hui il peut compter sur un trimestre, voire un semestre d’autonomie. À cela s’ajoute le maillage du territoire en stations modernes. Le porte-parole a également insisté sur l’effet de basculement lié au marché informel : près de 70% des consommateurs s’approvisionnaient habituellement en « kpayo ». La hausse des prix sur ce marché, devenu plus cher que le circuit officiel, a reporté la demande vers les stations-service, c’est la cause des attroupements de 50 à 100 mètres observes dans les stations. L’ultimatum de 48 heures adressé par la Ministre du Commerce aux promoteurs n’est donc pas, selon lui, le signe d’une défaillance, mais une invitation à plus de célérité dans le service. Quant à la relative stabilité des prix à la pompe, c’est un choix du Président Wadagni pour protéger le pouvoir d’achat.

Interrogé ensuite sur les cinq mois du premier gouvernement Wadagni, le porte-parole s’est retenu de faire tout jugement personnel mais s’est référé à ce qu’il a observé sur le terrain. Il dit avoir fait deux fois le tour du pays et visité 20 à 25 communes. Selon lui, les populations sont positives. Elles pensent que le Bénin est sur un chemin de développement qui ne va plus s’arrêter et que l’exécutif actuel amplifiera les acquis des dix dernières années. C’est précisément cette volonté d’amplification qui a conduit à la réforme des pôles de développement territorial. Sur ce point, il a tenu à lever toute ambiguïté : il ne s’agit ni d’une réforme politique, ni d’une réforme administrative, encore moins d’un nouvel échelon de décentralisation. Le nombre de communes, de maires et de préfets reste inchangé, certains pôles chevauchant même deux ou trois départements. Il s’agit d’une réforme économique. Après vingt années de décentralisation aux résultats mitigés, puis quatre ans de réformes structurelles ayant permis de doter les communes de Secrétaires Exécutifs et de multiplier par dix les transferts du FADEC, le gouvernement veut franchir un autre cap. L’objectif porté par le Président Wadagni est de territorialiser le développement pour que chaque jeune puisse trouver emploi et services de base sans devoir s’exiler vers Cotonou ou Parakou. . Chaque pôle aura un Délégué Général. Il ne sera pas au-dessus des maires et des préfets. Il sera comme un chef d’orchestre, un facilitateur, en lien direct avec le Chef de l’État qui dirige le pilotage. Il sera choisi pour sa compétence, pas pour la politique. La mise en place va durer jusqu’en juin 2027. Le démarrage effectif est prévu dans un an. Il y a déjà des centaines de candidatures mais le Président Wadagni exige des profils dédiés au développement, à l’abri de toute politicaillerie.

Cette vision se traduit enfin dans les chiffres du projet de budget 2027, transmis à l’Assemblée nationale : 4 757 milliards de francs CFA, soit une progression de plus de 14% par rapport à 2026. Une hausse que le porte-parole justifie par l’ambition d’amplifier les investissements dans la santé, les routes, l’aménagement du littoral et les nouvelles structures économiques, pour que les effets du développement soient davantage perceptibles dans le quotidien des béninois.

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Redaction La

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