Bénin : Amnesty International exige une enquête après la mort de cinq détenus à Cotonou

Bénin : Amnesty International exige une enquête après la mort de cinq détenus à Cotonou

Bénin : Amnesty International exige une enquête après la mort de cinq détenus à Cotonou

Dans un communiqué publié le 19 octobre 2026, Amnesty International Bénin demande aux autorités de faire toute la lumière sur le décès annoncé de cinq détenus à la maison d’arrêt de Cotonou. L’organisation réclame une enquête indépendante et impartiale, tout en appelant à des réformes urgentes pour améliorer les conditions de détention dans le pays.

Amnesty International Bénin hausse le ton après l’annonce du décès de cinq détenus à la maison d’arrêt de Cotonou, le 17 octobre 2026. Dans un communiqué rendu public le lundi 19 octobre, l’organisation de défense des droits humains appelle les autorités béninoises à établir les circonstances exactes de ces décès et à situer les responsabilités éventuelles.

Pour l’organisation, la lumière doit être faite sur ce drame à travers une enquête indépendante, impartiale et diligente. Cette démarche est également présentée comme indispensable pour rassurer les familles des victimes. Amnesty International rappelle que l’État a l’obligation de protéger la vie et la dignité de toute personne privée de liberté.

Au-delà de cet événement, l’organisation remet au cœur du débat la situation dans les prisons béninoises. Elle rappelle avoir documenté, en 2024, la mort d’au moins 46 détenus dans quatre établissements pénitentiaires du pays entre janvier et juillet 2023. Un précédent bilan qui, selon elle, renforce la nécessité d’agir durablement pour prévenir de nouveaux drames.

Des réformes urgentes réclamées dans les prisons

Amnesty International appelle ainsi à la mise en œuvre des recommandations figurant dans le Manifeste d’engagements pour les droits humains au Bénin 2026-2033, notamment celles relatives aux prisons et aux maisons d’arrêt.

Parmi les priorités avancées figure la lutte contre la surpopulation carcérale. L’organisation préconise de réserver la détention provisoire aux situations où elle est nécessaire, d’accélérer les procédures judiciaires et d’explorer des alternatives à l’incarcération pour certaines infractions mineures. Elle évoque notamment les mesures non privatives de liberté prévues par le décret n° 2024-748 du 31 janvier 2024, relatif aux modalités du travail d’intérêt général en République du Bénin.

L’organisation insiste également sur l’amélioration des conditions d’hygiène, l’accès à l’eau potable et le respect de la dignité des personnes détenues. Elle demande que les détenus bénéficient rapidement de soins médicaux adaptés et que les unités sanitaires des prisons disposent d’équipements adéquats ainsi que de personnel qualifié.

Enfin, Amnesty International réclame des enquêtes systématiques sur toutes les allégations de torture et de mauvais traitements visant des personnes détenues.

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La Rédaction

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