Commune de Covè : Une tête humaine tombe d’une moto, un suspect arrêté
La commune de Covè a vécu un moment de stupeur et d’effroi le vendredi 6 février 2026. Dans le quartier Adjohoué Azéhounholi, une scène macabre a brusquement rompu la quiétude habituelle des lieux. Un motocycliste et son passager ont laissé tomber, en pleine rue, une tête humaine qu’ils transportaient sur leur engin.Selon les informations recueillies, tout débute dans la journée lorsqu’un citoyen se rend au commissariat de l’arrondissement de Covè pour faire une déclaration alarmante. Il rapporte avoir vu une moto de marque Bajaj laisser choir un colis non loin du CEG 5. Curieux, des passants s’approchent. Ils découvrent alors, horrifiés, qu’il s’agit d’une tête humaine. La scène provoque un attroupement immédiat. Pris de panique, les deux hommes tentent dans un premier temps de récupérer le colis. Mais face aux regards insistants et à la foule qui se forme, ils renoncent rapidement. Ils prennent la fuite à vive allure, abandonnant la tête sur place.Alertée, une équipe de police se rend sans délai sur les lieux. Les agents effectuent les constats nécessaires et sécurisent la preuve. Une enquête est aussitôt ouverte afin d’identifier les auteurs de ce transport macabre et de comprendre les circonstances exactes des faits. Les investigations portent leurs fruits dès le lendemain. Le samedi 7 février, l’un des suspects est identifié et localisé dans un cabaret du quartier Ahito, dans l’arrondissement de Zogba. Une équipe d’intervention s’y rend et procède à son interpellation sans résistance. L’homme est retrouvé en train de consommer du sodabi. Il est conduit au commissariat et placé en garde à vue.Lors de son audition, le mis en cause nie d’abord toute implication. Il clame son innocence avec véhémence et affirme n’avoir jamais laissé tomber une tête humaine de sa moto. Une déclaration qui intrigue les enquêteurs, car la nature exacte du colis ne lui avait pas encore été révélée. Confronté à ses propres contradictions, il finit par reconnaître être le propriétaire du colis.
Par Gabin TOVONON
