Conflit au Moyen-Orient: Israël lance de nouvelles frappes sur Téhéran
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée israélienne a lancé une nouvelle vague de frappes contre la capitale iranienne, Téhéran. Selon l’armée, ces bombardements visent ce qu’elle appelle « l’infrastructure du régime ».
Plusieurs médias iraniens, dont la télévision d’État, ont rapporté des explosions dans plusieurs quartiers de la ville, notamment à l’est et à l’ouest de la capitale. L’armée israélienne parle d’une opération « à grande échelle » qui marque une nouvelle étape dans ce conflit déclenché le 28 février dernier. Du côté israélien, le chef d’état-major Eyal Zamir a expliqué que la guerre entrait désormais dans une nouvelle phase. Selon lui, la première étape a permis à Israël de prendre l’avantage dans les airs et de neutraliser une partie des capacités de missiles iraniens. L’objectif affiché reste de démanteler les capacités militaires du régime iranien.
À Washington, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a assuré que les États-Unis étaient prêts à poursuivre les opérations aussi longtemps que nécessaire. Le président Donald Trump a de son côté déclaré vouloir être impliqué dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au début de la guerre.
Malgré ces attaques, l’Iran continue de riposter. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des missiles en direction de Tel-Aviv. Des explosions ont été entendues dans la ville jeudi soir, même si aucun bilan précis n’a été communiqué.
Les tensions dépassent désormais les frontières de l’Iran et d’Israël. Au Liban, Israël a également bombardé la banlieue sud de Beyrouth. La veille, l’armée israélienne avait appelé les habitants à évacuer la zone, provoquant un mouvement de panique et d’importants embouteillages. Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 123 personnes ont été tuées et plus de 680 blessées au Liban depuis lundi. En Iran, les autorités parlent de plus de 1 200 morts depuis le début des frappes.
Pour l’instant, aucune négociation n’est en vue. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que Téhéran ne cherchait ni cessez-le-feu ni discussions.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
