Côte d’Ivoire : un jeune commissaire de police perd la vie lors d’une intervention contre une parade de motos à Bouaké
Le décès de Sako Drissa, fraîchement diplômé de l’École de police, ravive les inquiétudes autour des cortèges motorisés illégaux
La Police nationale ivoirienne est en deuil après la disparition subite du commissaire de police Sako Drissa, décédé le jeudi 9 juillet 2026 au cours d’une intervention à Bouaké. Le jeune officier participait à une opération destinée à mettre un terme à une parade de motocyclistes organisée dans le quartier de Sokoura à l’occasion d’une célébration de mariage.
Selon plusieurs médias locaux, les forces de l’ordre avaient été déployées afin de disperser les participants et de procéder à la saisie de plusieurs motocyclettes utilisées lors de ce rassemblement, une pratique interdite par les autorités en raison des risques qu’elle représente pour la sécurité publique. Au cours de l’opération, le commissaire Sako Drissa aurait été incommodé par des gaz lacrymogènes employés pour disperser la foule. Peu après, il aurait été victime d’un malaise suivi d’un arrêt cardiaque. Pris en charge dans les plus brefs délais par les secours, il n’a malheureusement pas pu être réanimé.
Issu de la 45ᵉ promotion de l’École nationale de police, Sako Drissa venait tout juste d’entamer sa carrière au sein de la Police nationale. Sa disparition prématurée suscite une vive émotion aussi bien parmi ses collègues que dans l’opinion publique, où de nombreux hommages saluent l’engagement d’un officier décrit comme prometteur et dévoué au service de l’État.
Ce drame intervient au moment où des opérations menées par les autorités à Bouaké contre les parades de motos, fréquemment observées lors des mariages et autres festivités. Ces cortèges, souvent caractérisés par des excès de vitesse, des acrobaties et le non-respect du Code de la route, sont régulièrement dénoncés pour les dangers qu’ils font peser sur les usagers ainsi que pour les perturbations qu’ils occasionnent sur la voie publique.
Malgré les campagnes de sensibilisation et les interdictions en vigueur, ces manifestations continuent d’être organisées dans plusieurs localités du pays, obligeant les forces de sécurité à multiplier les interventions pour prévenir les accidents et faire respecter la réglementation. La mort du commissaire Sako Drissa remet ainsi en lumière les risques auxquels sont quotidiennement confrontés les agents chargés de faire appliquer la loi.
