CRIET : une femme jugée dans une affaire de 1,5 million FCFA liée à une promesse de voyage en Malaisie

CRIET : une femme jugée dans une affaire de 1,5 million FCFA liée à une promesse de voyage en Malaisie

La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a examiné, jeudi 5 mars 2026, une affaire d’escroquerie présumée liée à une promesse de voyage et d’emploi en Malaisie. Une femme est poursuivie dans ce dossier portant sur une somme de 1.500.000 FCFA. À la barre, la prévenue a rejeté les accusations et a plaidé non coupable. Selon les faits exposés à l’audience, l’affaire remonte à l’année 2025. La victime affirme avoir été approchée par la prévenue qui lui a présenté une opportunité de voyage et de travail dans le secteur pharmaceutique en Malaisie. Pour lancer les démarches, elle dit avoir envoyé une première somme de 500.000 FCFA à la prévenue comme frais de voyage. Quelques jours plus tard, son père résidant en Suisse aurait transféré la seconde tranche, soit 1 million de FCFA, à un certain Fousséni présenté comme une personne impliquée dans l’organisation du projet. Dans la suite du processus, la victime explique s’être rendue à Lagos, au Nigéria, où elle a passé deux semaines. Elle devait y suivre une formation avant le départ pour la Malaisie. Mais sur place, elle affirme qu’on lui a proposé d’intégrer un système appelé Qnet. Une proposition qu’elle dit avoir refusée. Devant la cour, la prévenue donne une autre version. Elle affirme qu’elle a été contactée par une tierce personne qui lui a présenté un projet de voyage nécessitant deux participants. C’est dans ce cadre qu’elle aurait proposé l’opportunité à la victime. Elle reconnaît avoir reçu les 500.000 FCFA, mais soutient avoir immédiatement transféré cet argent au nommé Fousséni. Elle déclare également avoir déboursé 1.500.000 FCFA de sa propre poche dans cette procédure. La victime, pour sa part, soutient que la prévenue lui avait assuré qu’elle faisait aussi partie du projet de voyage. Une affirmation qui nourrit le doute autour du rôle réel de la prévenue dans cette affaire. Dans ses réquisitions, le ministère public a estimé que l’accusée ne semble pas avoir conservé l’argent de la victime. Le substitut du procureur a indiqué que les fonds ont été transmis à un tiers. Il a également souligné que la prévenue pourrait elle-même avoir été trompée dans ce dossier. Pour ces raisons, il a demandé à la cour de prononcer sa relaxe au bénéfice du doute. Le verdict de la CRIET est attendu pour le 26 mars 2026.


Par Gabin TOVONON

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