Crise au Moyen-Orient : l’Israël lance de nouvelles frappes au Liban et en Iran
Dans la nuit du mardi au mercredi, l’Israël a lancé de nouvelles attaques contre l’Iran et le Liban. L’Iran également a dit avoir riposté avec des missiles. Cette situation devient de plus en plus inquiétante.
Au moyen d’un communiqué, l’armée israélienne dit avoir frappé « des dizaines » de cibles en Iran : centres de commandement à Téhéran, sites de lancement, défenses aériennes. Le même communiqué parle aussi d’un centre militaire souterrain détruit près de la capitale, « élément clé » du programme nucléaire iranien selon Israël. En réponse, l’Iran a tiré plusieurs missiles vers Israël. Dans la même nuit, des débris sont tombés à Tel-Aviv, des explosions entendues à Jérusalem. Le Hezbollah libanais dit avoir visé la base navale de Haïfa (12e attaque de mardi). Au Liban, la situation est aussi grave. Le ministère libanais de la Santé annonce au moins 11 morts après des frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth et à Baalbek. Des immeubles ont été touchés. Des personnes seraient encore portées disparues sous les décombres.
Dans le Golfe, l’Iran hausse aussi le ton. Les Gardiens de la Révolution disent avoir le contrôle total du détroit d’Ormuz, un passage important pour le pétrole mondial. De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient escorter des pétroliers par le détroit si cela s’avère nécessaire. En Irak, un drone a été abattu près de l’aéroport de Bagdad. Aucun dégât n’a été signalé. À Chypre, après qu’une attaque iranienne a touché une base britannique, l’ambassade US a autorisé son personnel non essentiel et leurs familles à partir. Plusieurs autres pays ont également commencé à évacuer leurs ressortissants. C’est le cas des États-Unis qui disent que des milliers de leurs citoyens ont déjà quitté la région.
Le conflit prend de l’ampleur chaque jour. Et pour l’instant, pas le moindre signe d’apaisement n’est visible à l’horizon.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
