De la vocation sacerdotale à la mécanique, puis à l’intelligence artificielle : le parcours de Mahuna Akplogan, ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, avec la stratégie nationale d’IA

De la vocation sacerdotale à la mécanique, puis à l’intelligence artificielle : le parcours de Mahuna Akplogan, ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, avec la stratégie nationale d’IA

Ce dimanche 24 mai 2026, Mahuna Akplogan entre dans l’histoire en devenant le premier ministre béninois qui s’occupera de la Transformation digitale et de l’Innovation, avec la stratégie nationale d’intéligence artificielle dans ses attributions. Né au Bénin d’un père cheminot et d’une mère commerçante, il part en France après un bac scientifique. D’abord attiré par la vocation sacerdotale, il s’oriente ensuite vers la mécanique avant de se spécialiser dans l’intelligence artificielle. Il en revient docteur en intelligence artificielle, auteur de plusieurs publications scientifiques et fondateur de deux startups à rayonnement international. Avec Smart Layers, son équipe a mis au point une IA capable d’extraire automatiquement les données de factures, ordonnances ou actes administratifs, avec un taux de précision entre 95 et 99 %. La solution est déjà déployée en Europe, en Amérique et en Asie. Son second projet, Extome, utilise l’IA pour anticiper les flux de patients dans les hôpitaux. L’outil, référencé dans l’AI for Health European Mapping en 2022, vise à améliorer la prise en charge et à sauver des vies.

‎Malgré son parcours international, Mahuna Akplogan est resté proche du Bénin et de son écosystème numérique. Il défend depuis des années l’idée que la jeunesse béninoise doit s’emparer des opportunités du numérique. Sa nomination lui donne désormais les leviers pour porter cette ambition à l’échelle nationale puisque le Bénin affiche également une ambition numérique de plus en plus affirmée. Le gouvernement travaille déjà sur une stratégie numérique à l’horizon 2031 et sur le développement de l’intelligence artificielle dans plusieurs secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation ou encore l’administration publique.

‎Notons quand même que c’est une première pour le Bénin : l’intelligence artificielle entre officiellement dans le périmètre gouvernemental. Un signal fort qui donne un aperçu sur la place que le nouveau pouvoir veut accorder à la tech et à l’innovation.


‎Par Bérenger HOUNHOUEGNON 

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