Éducation, santé et agriculture : les premières mesures sociales du gouvernement dévoilées
Le Conseil des ministres de ce mercredi 3 juin 2026 a présenté les premières mesures sociales du nouveau gouvernement. L’éducation, la santé et l’agriculture sont les premiers secteurs concernés.
En éducation, la scolarité des filles devient gratuite dans les lycées et collèges publics d’enseignement général et technique. La mesure prend effet dès la rentrée 2026-2027. Pour accompagner cette réforme, 20 milliards FCFA ont été mobilisés. Cet argent servira à accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les écoles publiques qui en manquent encore. L’enseignement supérieur n’est pas oublié. Un comité vient d’être créé pour réfléchir à la relance des œuvres sociales universitaires. Transport, hébergement et restauration des étudiants sont au cœur de sa mission. Le comité devra rendre ses conclusions lors du prochain Conseil des ministres. Dans le secteur de la santé, l’exécutif débloque 1 milliard FCFA pour les hôpitaux publics. Cette enveloppe permettra de constituer des stocks d’intrants pour gérer les urgences vitales. Le but est de soigner d’abord les patients en danger, sans exiger de paiement immédiat. 10 milliards FCFA supplémentaires sont prévus pour l’eau potable et l’électricité dans les centres de santé publics non encore raccordés. Le gouvernement a aussi demandé d’accélérer le programme de nutrition pour les enfants de 0 à 2 ans, appelé “1 000 premiers jours de vie”.
En agriculture, des primes spécifiques seront versées aux producteurs de coton, riz, soja et anacarde à partir de la campagne 2026-2027. Pour le coton, une prime de 10 FCFA/kg sera versée si la production nationale dépasse 700 000 tonnes. Les producteurs d’anacarde, de soja et de riz recevront aussi 10 FCFA/kg pour les quantités livrées aux unités de transformation locales. Cette prime s’applique une fois que les besoins des usines sont couverts. Pour la prochaine campagne, les capacités nationales sont estimées à 200 000 tonnes pour l’anacarde, 450 000 tonnes pour le soja et 350 000 tonnes pour le riz.
Avec ces mesures, le gouvernement veut protéger le pouvoir d’achat des producteurs, garantir l’approvisionnement des usines locales et rendre les filières agricoles plus compétitives.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
