France : la justice refuse la confusion des peines, Nicolas Sarkozy contraint de purger six mois de prison dans l’affaire Bygmalion
L’ancien président français Nicolas Sarkozy fait de nouveau face à la justice. Le tribunal correctionnel a rejeté sa demande de confusion de peines dans l’affaire Bygmalion. Cette décision signifie que l’ex-chef de l’État devra purger sa peine de six mois de prison ferme aménageable dans ce dossier lié aux dépenses de sa campagne présidentielle de 2012. Lors d’une audience à huis clos tenue le 23 février, Nicolas Sarkozy avait sollicité que cette peine soit considérée comme déjà exécutée. Son argument reposait sur la période durant laquelle il a porté un bracelet électronique en 2025 dans le cadre de l’affaire dite des écoutes, également appelée dossier Bismuth. Les juges n’ont pas suivi cette requête. Ils ont estimé que les deux condamnations ne peuvent. Dans le dossier des écoutes, l’ancien président avait été condamné définitivement à un an de prison ferme pour corruption et trafic d’influence. Il avait alors porté un bracelet électronique pendant un peu plus de trois mois, entre février et mai 2025. En raison de son âge, 70 ans, il avait ensuite bénéficié d’un régime de libération conditionnelle. La décision du tribunal ouvre une nouvelle étape judiciaire pour Nicolas Sarkozy. Sauf retournement, l’ancien locataire de l’Élysée pourrait être contraint de porter à nouveau un bracelet électronique pour exécuter les six mois de prison ferme prononcés dans l’affaire Bygmalion. Cette peine reste toutefois aménageable selon les règles prévues par la justice française.
Par Gabin TOVONON
