France : le chanteur Gims impliqué dans une affaire judiciaire
Coup de tonnerre dans le monde de la musique. Le célèbre artiste congolais Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été placé en garde à vue à Paris dans une affaire présumée de blanchiment en bande organisée.
Selon des précisions obtenues auprès du parquet national anti-criminalité organisée, cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une commission rogatoire menée par des juges d’instruction. L’artiste doit être entendu dans une affaire présumée de blanchiment en bande organisée. À ce stade, les détails sur les faits exacts qui lui sont reprochés restent limités.
D’après une source proche du dossier, Gims a été interpellé par le service national des douanes judiciaires dès sa descente d’avion à l’aéroport de Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il a été immédiatement conduit dans les locaux des enquêteurs, puis placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Son avocat, David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment. Du côté des autorités congolaises, l’inquiétude est palpable. Deux responsables ont indiqué avoir saisi le ministère français des Affaires étrangères afin d’obtenir des clarifications sur la situation de l’artiste. Aucune réponse officielle détaillée n’a encore été rendue publique.
Figure majeure de la scène musicale francophone, Gims reste l’un des artistes les plus influents en Afrique et en Europe. En 2025, il s’est imposé comme le plus gros vendeur de disques en France. Son influence dépasse la musique. Il entretient des relations avec plusieurs dirigeants africains. En janvier 2022, il avait été reçu avec son frère Dadju par le président congolais Félix Tshisekedi. Les deux artistes avaient alors été élevés au rang d’ambassadeurs de la culture congolaise avec la délivrance de passeports diplomatiques. Plus récemment, ils ont participé à des initiatives solidaires, notamment le concert « Solidarité Congo » organisé à Paris en 2025.
Pour l’heure, aucune mise en examen n’a été annoncée. La garde à vue de Gims pourrait permettre aux enquêteurs de mieux cerner les contours du dossier.
Par Gabin TOVONON
