« Ils sont tombés sur des échanges WhatsApp que j’ai eus avec certains marabouts à qui je demandais…», l’ancien porte-parole de la présidence guinéenne revient sur les raisons de son limogeage

«  Ils sont tombés sur des échanges WhatsApp que j’ai eus avec certains marabouts à qui je demandais…», l’ancien porte-parole de la présidence guinéenne revient sur les raisons de son limogeage

L’ancien directeur de la communication et de l’information de la présidence guinéenne, Moussa Condé, s’est exprimé publiquement sur son limogeage à travers une vidéo diffusée dimanche sur Facebook. Dans cette intervention, il reconnaît plusieurs manquements graves et affirme assumer pleinement les responsabilités ayant conduit à son éviction.

Déchu de ses fonctions par décret au profit de Oumar 1 Barry, Moussa Condé a livré sa version des faits dans un message vidéo dont l’authenticité du ton libre ou contraint reste difficile à établir.

Dans son témoignage, l’ex-responsable explique avoir tenté, durant son mandat, d’obtenir des informations confidentielles au sein de la présidence afin de les transmettre à certains blogueurs. Il reconnaît également avoir maintenu des contacts avec des membres de l’ancien régime, des pratiques qu’il qualifie lui-même d’« indignes » de ses fonctions.

Selon ses déclarations, un appel téléphonique intercepté avec un proche collaborateur du président aurait contribué à éveiller les soupçons. Il affirme y avoir mentionné un transfert de 500 000 francs via Orange Money, tout en sollicitant des informations sensibles auprès de son interlocuteur.

Moussa Condé évoque en outre des échanges avec des marabouts dans le but d’obtenir des faveurs personnelles auprès du chef de l’État. « De contrôle en contrôle, ils sont tombés sur des échanges WhatsApp que j’ai eus avec certains marabouts à qui je demandais de travail pour ne pas que je sois limogé. Ils ont fait ce travail avec quelques trucs mystiques», a-t-il déclaré.

Il admet également des comportements inappropriés dans l’exercice de ses fonctions, notamment l’organisation de rencontres privées au sein de son bureau, qu’il décrit lui-même comme relevant de pratiques « non dignes ».

Sur le plan interne, il reconnaît des tensions au sein de la direction de la communication et de l’information, liées notamment à la gestion des primes, qu’il admet ne pas avoir toujours redistribuées de manière équitable.

« Lorsque tous ces éléments sont réunis, le chef de l’État se doit de réagir. Et c’est ce qu’il a fait en me limogeant », a-t-il déclaré, estimant que la décision présidentielle était justifiée.

En conclusion, Moussa Condé insiste sur le fait qu’il s’agit de sa version personnelle des faits et affirme assumer pleinement les conséquences de ses actes. Suivre l’élément vidéo ci-dessous👇

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La Rédaction

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