Justice: Olivier Boko est toujours en prison
Alors que de nombreuses rumeurs circulaient ces dernières semaines sur une supposée libération discrète d’Olivier Boko, le gouvernement béninois a finalement réagi pour mettre fin aux spéculations. Ce mardi 20 mai 2026, le porte-parole de l’exécutif, Wilfried Léandre Houngbédji, face à la presse, a affirmé sans ambiguïté que l’ancien proche du chef de l’État demeure détenu.
Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont alimentés par des publications qui évoquent un transfert d’Olivier Boko de la prison d’Akpro-Missérété. Mais jusqu’ici, aucune source officielle ne s’était toutefois prononcée sur ces allégations.
Face à l’ampleur prise par ces informations, le gouvernement a choisi de faire des précisions. En effet lors de son ultime conférence de presse tenue ce mardi, Wilfried Léandre Houngbédji a balayé d’un revers de main les rumeurs d’une prétendue remise en liberté de l’ancien allié du président Patrice Talon.
« Monsieur Boko se trouve en prison », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Il a insisté sur le fait qu’aucune libération n’a été enregistrée à ce jour. Il a invité les auteurs de ces affirmations à produire des preuves concrètes. « Ceux qui prétendent le contraire peuvent apporter la preuve de ce qu’ils allèguent », a-t-il martelé.
Le secrétaire général adjoint du gouvernement a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne de désinformation nourrie par des spéculations sans fondement. Selon lui, certaines personnes exploiteraient le sujet dans le seul but d’alimenter la polémique et de susciter l’attention sur les plateformes numériques. « Ne vous laissez pas distraire par ceux qui, faute de sujet, en inventent pour essayer d’exister »,a insisté Wilfried Léandre Houngbedji.
Pour rappel, Olivier Boko avait été arrêté en septembre 2024 dans une affaire liée à une tentative présumée d’atteinte à la sûreté de l’État. Son interpellation avait provoqué une onde de choc dans l’opinion publique et suscité de nombreux débats sur la scène politique nationale.
Au terme de la procédure judiciaire, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, la CRIET, l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour « complot contre l’autorité de l’État », au même titre que l’ancien ministre des Sports Oswald Homeky.
