Ministère de la Communication : un retour salvateur pour les médias, Aurélie Adam Soulé Zoumarou aux commandes
Parmi les 24 portefeuilles ministériels du premier gouvernement de Wadagni, on note la restauration du ministère de la Communication. Faut-il le rappeler, ce ministère avait été supprimé sous la présidence de Patrice Talon, au grand dam des hommes des médias.
Le président Romuald Wadagni vient de signer un acte fort pour son septennat. Pour diriger le ministère de la Communication en charge des médias, il a nommé Mme Aurélie Adam Soulé, épouse Zoumarou.
Restaurer le dialogue, structurer le secteur
Dans la nouvelle équipe gouvernementale, ce ministère retrouve une autonomie pleine. Entre autres missions, il s’agira pour elle de :
1. Coordonner la communication gouvernementale et assurer la cohérence du discours public ;
2. Accompagner la presse dans un contexte de mutations économiques et numériques rapides ;
3. Réguler et développer l’écosystème des médias, entre liberté d’expression et responsabilité.
Le choix de Wadagni s’inscrit dans la logique affichée lors de son investiture : privilégier des canaux de dialogue concrets plutôt que des ruptures durables. Pour le nouveau président, un espace médiatique structuré est un pilier de la stabilité démocratique et de la transparence.
Une nomination qui fait sens
Pour les professionnels des médias, la suppression de ce ministère avait rendu le dialogue institutionnel plus complexe. La nomination d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou est perçue comme un signal d’ouverture.
Elle connaît parfaitement l’environnement ministériel. Mieux, elle est connue dans l’écosystème du numérique au Bénin. Son profil technique et son expérience du terrain sont vus comme des atouts pour relancer un secteur en pleine transformation.
Le ministère de la Communication redevient ainsi un acteur à part entière. Reste à voir comment il traduira cette restauration en chantiers concrets : accès à l’information, financement de la presse, régulation du numérique, formation des journalistes.
Pour les hommes et femmes des médias, le signal est clair : la porte est rouverte.
Par Ignace NATONNAGNON
