Le Niger est une nouvelle fois frappé par une tragédie. Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier 2026, une attaque armée a coûté la vie au préfet de Torodi, le capitaine Chaïbou Mali, ainsi qu’à plusieurs membres de sa famille. Le drame s’est produit dans cette commune rurale située à environ 60 kilomètres au sud-ouest de Niamey, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Selon les premières informations, des hommes lourdement armés ont pris pour cible la résidence du préfet. L’assaut a été d’une violence extrême et n’a laissé aucune chance aux victimes. Le préfet, son épouse et leurs enfants figurent parmi les personnes tuées. La population locale, sous le choc, raconte une nuit de peur et de confusion, marquée par des tirs nourris et une atmosphère de panique. Les autorités nigériennes attribuent cette attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un groupe terroriste actif dans la région du Sahel. Cette zone, connue comme celle des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, reste l’un des foyers les plus instables du continent, régulièrement secoué par des violences jihadistes. Après l’attaque, les forces de défense et de sécurité ont été déployées massivement dans et autour de Torodi afin de sécuriser la population et de traquer les assaillants.

