Les relations entre le Mali et les États-Unis connaissent un nouveau tournant. Une mesure récemment annoncée par les autorités américaines pourrait perturber les projets de nombreux Maliens désireux de se rendre aux États-Unis. Il s’agit d’une caution d’un montant de 10 000 dollars américains, soit environ 5,6 millions de francs CFA, que les demandeurs maliens devront verser afin d’obtenir un visa de visiteur. Cette disposition s’inscrit dans le cadre du programme pilote « Visa Bond » mis en place par les États-Unis dans le but de lutter contre les dépassements de durée de séjour.
Selon les autorités américaines, le Mali figure parmi les pays dont les ressortissants présentent un taux élevé de non-respect des conditions liées au visa, ce qui justifie cette mesure. La caution sera restituée si le visiteur quitte effectivement le territoire américain à l’issue de la période autorisée. Le projet pilote est prévu pour une durée de douze mois, allant du 20 août 2025 au 5 août 2026.Cette exigence suscite des critiques parmi plusieurs Maliens qui y perçoivent une forme de discrimination ou un obstacle à la mobilité des citoyens ordinaires. Certains considèrent également qu’elle pénalisera principalement les familles maliennes résidant aux États-Unis souhaitant faire venir leurs proches. Pour l’heure, les autorités maliennes n’ont pas encore réagi à cette décision. Cependant, des voix s’élèvent en faveur d’engagements diplomatiques visant à atténuer cette contrainte jugée excessive dans un contexte où le revenu moyen demeure faible.
Il est à noter que cette mesure ne concerne pas uniquement les Maliens, puisque les citoyens de la Gambie, du Malawi, de la Mauritanie, de Sao Tomé-et-Principe et de la Zambie devront également déposer une caution de visa lors de leur demande de visa de visiteur B-1/B-2.
Par Gabin TOVONON

