Ralliement à la mouvance: « Je ne suis pas un opportuniste», Guy Mitokpè
L’ancien cadre des Démocrates revendique et justifie son soutien à la dynamique portée par Romuald Wadagni et rejette toute accusation d’opportunisme
Ancien chargé de communication du parti d’opposition Les Démocrates, a officiellement acté son repositionnement politique. Celui qui fut pendant plusieurs années l’une des figures médiatiques de l’opposition béninoise affirme désormais son appartenance à la mouvance présidentielle et son adhésion à la dynamique portée par le ministre d’État . Dans un entretien accordé à Bip Radio, Guy Mitokpè a expliqué que cette évolution résulte d’une réflexion personnelle menée après son retrait de la vie politique active. Selon lui, cette période lui a permis de recentrer ses priorités sur ses activités professionnelles et sa famille.
Docteur en géographie, l’ancien responsable politique poursuit aujourd’hui une carrière académique à travers l’enseignement supérieur. Il continue également de diriger son cabinet spécialisé dans les études d’impact environnemental et social, un secteur dans lequel il intervient en qualité d’expert. Cette phase de sa vie lui a aussi permis, dit-il, de consacrer davantage de temps à ses proches et à l’éducation de ses enfants, estimant que les responsabilités politiques de premier plan laissent souvent peu de place à la vie familiale.
Sur le terrain politique, Guy Mitokpè assume désormais ouvertement son choix. « Aujourd’hui, nous faisons partie des membres de la mouvance présidentielle », a-t-il déclaré. Il a affirmé que cette décision est pleinement assumée et ne nécessite aucune justification particulière. Face aux critiques susceptibles d’associer son ralliement à une démarche opportuniste, l’ancien cadre des Démocrates s’en défend fermement. « Je ne suis pas un opportuniste (…) tout mon parcours prêche pour moi », a-t-il soutenu, estimant que son engagement actuel s’inscrit dans la continuité de ses convictions personnelles. A l’en croire, ce qui compte c’est que le Bénin puisse se porter bien.
Par Joseph-Martin HOUNKPE
