CRIET : Thibaut Ogou retourne en prison, rendez-vous en novembre
Le dossier de Thibaut Ogou devra encore attendre avant d’être examiné au fond. Prévu ce jeudi 10 septembre 2026 devant la Chambre correctionnelle de la CRIET, le procès n’a finalement pas avancé comme prévu. Le ministère public a demandé un nouveau renvoi afin de préparer ses réquisitions. La Cour a fixé la prochaine audience au 12 novembre 2026.
Nouvelle attente pour Thibaut Ogou. L’activiste béninois, détenu à la maison d’arrêt de Cotonou, devait retrouver la Chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce jeudi. Mais l’audience n’a pas permis d’entrer dans le fond du dossier.
Dès l’ouverture des débats, le ministère public a sollicité un renvoi afin de pouvoir présenter ses réquisitions. La demande a été acceptée par la Cour. Le dossier reviendra donc devant les juges le 12 novembre 2026, pour les réquisitions du parquet et les plaidoiries.
Thibaut Ogou est poursuivi dans une affaire de tentative présumée d’escroquerie au préjudice d’un détenu. Il a été placé sous mandat de dépôt le 14 août 2026, après sa présentation au procureur spécial près la CRIET.
Lors de sa première comparution, le 27 août, l’ancien gendarme avait contesté les faits qui lui sont reprochés et plaidé non coupable. Il avait également expliqué à la Cour les circonstances dans lesquelles il avait échangé avec le détenu à l’origine de la procédure.
Ces échanges avaient notamment eu lieu sur WhatsApp. Le détenu avait expliqué avoir pris contact avec Thibaut Ogou pour lui faire part de ses conditions de détention. Il avait alors affirmé à la barre que l’activiste ne lui avait jamais demandé d’argent.
De son côté, Thibaut Ogou avait reconnu avoir échangé avec le détenu. Il avait expliqué que son objectif était de le rassurer sur la transmission de ses préoccupations aux autorités, notamment au ministre de la Justice et de la Législation.
Pour rappel, au cours de l’audience du 27 août, Thibaut Ogou avait également demandé à retrouver sa liberté provisoire. Pour appuyer sa demande, il avait notamment évoqué la rentrée scolaire de ses enfants.
La Cour n’avait toutefois pas donné suite à cette demande à ce stade, estimant que les conditions n’étaient pas encore réunies et que les débats devaient se poursuivre.
Le renvoi du 10 septembre prolonge donc l’attente. Le 12 novembre 2026, le ministère public devra présenter ses réquisitions avant les plaidoiries de la défense.
