Alors que le Togo croyait amorcer une nouvelle ère d’apaisement politique avec l’annonce de la libération de plusieurs détenus, un événement inattendu vient bouleverser la dynamique nationale. Selon des informations concordantes, Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre et demi-frère du président Faure Gnassingbé, n’a pas quitté la prison. Mieux, il aurait formellement refusé toute libération anticipée, préférant aller jusqu’au terme de sa condamnation. Condamné à vingt ans de réclusion pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État, Kpatcha Gnassingbé a déjà passé environ seize années derrière les barreaux et il lui resterait près de cinq années à purger. Il aurait clairement exprimé sa volonté de ne bénéficier d’aucune mesure de grâce ni d’aucun geste politique, même dans le cadre de la vague de libérations présentée comme un signal fort d’apaisement. Ce choix, rare dans l’histoire politique récente du Togo, provoque de nombreuses interrogations. Pour plusieurs observateurs, ce refus dépasse la simple décision personnelle et prend une dimension politique forte. En choisissant de purger l’intégralité de sa peine, Kpatcha Gnassingbé entend préserver une certaine cohérence morale et juridique, estimant qu’une sortie anticipée pourrait être interprétée comme un arrangement politique ou un aveu implicite. D’autres y voient une volonté de ne pas servir de vitrine à une réconciliation imposée dans un contexte où la question des prisonniers politiques demeure sensible.

