Violences sexuelles dans les rédactions : 55% de femmes journalistes touchées au Bénin
Plus d’une femme journaliste sur deux déclare avoir été victime de violences sexuelles dans l’exercice de son métier au Bénin. C’est la conclusion d’un rapport présenté ce jeudi 29 octobre 2026 à Azalaï Hôtel de Cotonou par Avocats sans frontières Canada (ASFC), dans le cadre du projet RÉCIT financé par le Canada.
Selon l’étude, 55% des femmes interrogées racontent des faits allant des avances sexuelles non désirées aux pressions hiérarchiques, jusqu’aux représailles en cas de refus. Le rapport présente un système de précarité qui expose particulièrement les jeunes journalistes : contrats précaires, dépendance aux responsables, absence de mécanismes de signalement dans les rédactions. L’étude a été réalisée auprès de professionnelles des médias à Cotonou et dans plusieurs villes de l’intérieur. Elle pointe aussi un lourd silence qu’est le fait que la majorité des victimes n’osent pas dénoncer par peur de perdre leur emploi ou d’être stigmatisées.
ASFC et ses partenaires appellent les patrons de presse, le Conseil de régulation et les organisations professionnelles à mettre en place des politiques internes de prévention, des cellules d’écoute et des sanctions claires.
Par Bérenger HOUNHOUEGNON
