Police Républicaine: 06 policiers dont 01 Commissaire interpellés
Six fonctionnaires de la Police républicaine, dont le commissaire de l’arrondissement de Sori, dans la commune de Gogounou, ont été interpellés puis transférés de Kandi à Cotonou, mardi 15 septembre 2026. Ils sont visés par une enquête portant sur la libération controversée d’un important lot de motos neuves saisies fin 2025.
Une affaire ancienne refait surface au sein de la Police républicaine dans l’Alibori. Six policiers sont désormais entendus dans le cadre d’une enquête consacrée à la libération de motos neuves qui avaient été saisies dans des circonstances particulièrement sensibles.
Selon les informations rapportées par Le Potentiel, les faits remontent à la fin de l’année 2025. À cette période, les services spécialisés avaient repéré un important convoi de motos neuves, soupçonnées d’être destinées à des individus armés non identifiés (IANI).
Le convoi avait alors été intercepté par les éléments du commissariat de Ségbana. Parmi les responsables présents à cette époque figurait le policier qui exerce aujourd’hui comme commissaire de l’arrondissement de Sori, à Gogounou. Il occupait alors les fonctions de chef d’unité adjoint.
Une libération qui interpelle la hiérarchie
Après la saisie, les services de la Direction départementale de la Police républicaine avaient entrepris de déplacer les motos vers une autre destination. L’opération devait se dérouler en deux étapes. Une première partie du lot avait effectivement été convoyée.
C’est au cours de cette opération que la hiérarchie aurait découvert que le reste des motos avait finalement été libéré. Au moment de cette libération, le commissaire aujourd’hui en poste à Sori assurait l’intérim de son chef d’unité.
Cette situation aurait rapidement suscité des interrogations au sein de la hiérarchie policière et conduit à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes dans lesquelles les motos ont été remises en circulation.
D’après plusieurs sources citées par Le Potentiel, des pressions auraient également été exercées pour obtenir la libération du lot. Une éventuelle contrepartie est évoquée dans le cadre de l’enquête, mais sa nature n’a, pour l’heure, pas été officiellement rendue publique.
Les six policiers interpellés ont été transférés à Cotonou où ils doivent être entendus sur leur rôle présumé dans cette affaire. Une procédure disciplinaire est également engagée afin de déterminer les responsabilités individuelles.
À ce stade, les faits reprochés restent au stade des investigations. L’enquête devra notamment permettre de comprendre qui a autorisé la libération des motos, dans quelles circonstances et sur quelles bases.
