Sécurité alimentaire au Bénin : le projet Food System lancé pour renforcer les filières riz et maïs au profit de 36 000 producteurs
Le gouvernement béninois, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a officiellement lancé, ce vendredi 24 juillet 2026, le projet Food System. Cette initiative entend améliorer durablement les filières riz et maïs, restaurer 20 000 hectares de terres dégradées et renforcer la résilience de 36 000 producteurs répartis dans cinq communes du pays.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, aux côtés du Représentant résident par intérim de la FAO, a procédé au lancement officiel du projet « Renforcement des systèmes alimentaires durables pour une plus grande résilience et sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin », plus connu sous le nom de Food System.
Porté par le gouvernement béninois avec l’appui technique et financier de la FAO, ce programme ambitionne de transformer durablement les chaînes de valeur du riz et du maïs, deux filières stratégiques pour l’économie agricole nationale et la sécurité alimentaire des populations.
Le projet s’articule autour de plusieurs axes majeurs. Il prévoit notamment le renforcement de la cohérence des politiques publiques et des mécanismes de marché en faveur du développement durable des filières riz et maïs. Il entend également faciliter les investissements du secteur privé afin de stimuler la compétitivité de ces productions.
Food System mise aussi sur une gestion intégrée des paysages pour promouvoir des pratiques agricoles plus durables, tout en encourageant la production et la diffusion des connaissances afin de favoriser la réplication des approches ayant déjà fait leurs preuves.
Les retombées attendues sont significatives. Le projet interviendra dans cinq communes : Karimama, Malanville, Glazoué, Kétou et Les Aguégués. Au total, 36 000 productrices et producteurs bénéficieront d’un accompagnement, tandis que 20 000 hectares de terres seront restaurés pour améliorer durablement les capacités de production agricole.
Par Joseph-Martin HOUNKPE

