Attentats du 11 septembre 2001: une nouvelle victime identifiée, près de 1 100 autres restent encore sans nom
Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, l’une des plus grandes enquêtes médico-légales de l’histoire américaine se poursuit. Les autorités de New York viennent d’identifier une 1 654e victime du World Trade Center grâce à une nouvelle méthode d’analyse de l’ADN. Derrière cette avancée scientifique demeure toutefois une réalité bouleversante : près de 1 100 victimes n’ont toujours pas été formellement identifiées.
Le temps passe, mais certaines blessures du 11-Septembre restent ouvertes. Alors que les États-Unis s’apprêtent à commémorer, le 11 septembre 2026, le 25e anniversaire des attentats les plus meurtriers de leur histoire, les scientifiques continuent de tenter de mettre un nom sur les milliers de fragments humains retrouvés dans les ruines du World Trade Center.
Les services médico-légaux de New York ont annoncé l’identification d’une nouvelle victime, la 1 654e personne formellement reconnue parmi les 2 753 victimes tuées sur le site du World Trade Center. Il s’agit d’une femme adulte dont l’identité n’a pas été rendue publique, conformément au souhait de sa famille. Cette identification revêt une importance particulière. Pour la première fois dans le cadre des recherches liées au 11-Septembre, les autorités ont utilisé une méthode de généalogie génétique médico-légale. Cette technique combine l’analyse de l’ADN avec l’étude des liens de parenté afin de remonter progressivement vers l’identité d’une personne inconnue. La piste obtenue grâce à cette méthode doit ensuite être confirmée par les procédures médico-légales traditionnelles.
Cette percée offre un nouvel espoir aux familles des victimes qui attendent encore une réponse. Malgré vingt-cinq années de recherches et d’importants progrès scientifiques, environ 1 099 personnes tuées dans les attaques contre le World Trade Center n’ont toujours pas été identifiées. Elles représentent près de 40 % des victimes du site new-yorkais.
Le 11 septembre 2001, deux avions détournés par des membres du réseau Al-Qaïda avaient percuté les tours jumelles du World Trade Center. Pris au piège par les incendies, la fumée et l’effondrement des immeubles, 2 753 personnes avaient trouvé la mort sur ce site de Manhattan.
L’extrême violence de la catastrophe a rendu l’identification des victimes particulièrement difficile. Les incendies, l’effondrement des tours et la destruction des corps ont laissé derrière eux des restes parfois infimes et fortement dégradés. Pendant des années, les experts ont dû attendre les progrès des techniques d’analyse génétique pour reprendre des dossiers autrefois considérés comme insolubles.
Les avancées scientifiques ont déjà permis plusieurs identifications tardives. En août 2025, les autorités new-yorkaises avaient annoncé l’identification de trois nouvelles victimes grâce aux progrès réalisés dans l’analyse de l’ADN. La découverte annoncée en août 2026 ouvre désormais une nouvelle étape avec le recours à la généalogie génétique médico-légale.
Pour les autorités de New York, cette nouvelle technologie pourrait permettre de relancer l’espoir dans des dossiers restés sans solution depuis un quart de siècle. Chaque identification constitue l’aboutissement d’un long travail scientifique, mais aussi un moment profondément humain pour les familles qui peuvent enfin obtenir une réponse sur le sort d’un proche.
À l’approche des commémorations du 25e anniversaire des attentats, ce nouveau progrès rappelle ainsi une réalité saisissante : le 11-Septembre appartient à l’histoire, mais son travail de mémoire n’est pas achevé. Près de 1 100 victimes du World Trade Center attendent encore d’être identifiées.
Un quart de siècle après la chute des tours jumelles, la science continue donc de fouiller les traces laissées par la catastrophe. Et à New York, la promesse faite aux familles demeure intacte : poursuivre les recherches aussi longtemps que de nouvelles technologies permettront encore d’espérer retrouver un nom, une identité et une histoire derrière les fragments du passé.

