Enseignement primaire:  des instituteurs sous menace de sanctions pour manquements professionnels

Enseignement primaire:  des instituteurs sous menace de sanctions pour manquements professionnels

La commission disciplinaire du MEMP poursuit l’examen des dossiers d’agents mis en cause pour manquements professionnels

Cinq enseignants contractuels de l’enseignement maternel et primaire ont comparu, mardi 23 juin 2026 à Porto-Novo, devant la Commission administrative paritaire du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire (CAP/MEMP). Ils sont poursuivis pour des absences irrégulières à leur poste de travail, une faute disciplinaire passible de lourdes sanctions dans la fonction publique.

Les agents concernés, tous Agents contractuels de droit public de l’État (ACDPE), exercent dans les circonscriptions scolaires de Kérou, Matéri, Tanguiéta, Djougou 2 et Dassa-Zoumè. Leur audition s’inscrit dans le cadre de la session disciplinaire actuellement conduite par la CAP/MEMP. Au cours des échanges, les membres de la commission ont rappelé aux enseignants les exigences qui encadrent l’exercice de la fonction publique, notamment l’assiduité, la discipline professionnelle et le respect des obligations de service. Les faits qui leur sont reprochés relèvent des dispositions réglementaires en vigueur et pourraient donner lieu à des sanctions administratives.

Conformément au décret n°2019-456 portant organisation et fonctionnement des instances disciplinaires, chaque agent bénéficie d’une audition individuelle lui permettant de présenter sa version des faits et d’assurer sa défense. Les mis en cause ont également la possibilité de se faire assister par une personne de leur choix tout au long de la procédure. La session disciplinaire en cours, ouverte sous l’autorité de la CAP/MEMP, doit s’achever le 27 juin prochain. À son terme, la commission formulera des avis et recommandations qui seront transmis au ministre de tutelle pour décision finale.

Cette nouvelle série d’auditions intervient dans un contexte de renforcement de la discipline au sein du système éducatif béninois. Depuis plusieurs années, les autorités éducatives affichent une volonté de rigueur accrue dans la gestion des ressources humaines du secteur. Les sanctions encourues en cas de faute grave peuvent aller de la suspension temporaire à la radiation définitive de la fonction publique, selon la nature et la gravité des faits établis. Pour rappel, le 9 juin dernier, huit autres instituteurs avaient déjà été traduits devant la même commission disciplinaire. Parmi eux figuraient cinq enseignants poursuivis pour des absences prolongées et injustifiées, tandis qu’un autre répondait d’accusations liées à une défaillance professionnelle jugée particulièrement grave.


Par Joseph-Martin HOUNKPE

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La Rédaction

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